LE CARNET DU PSY

Les bugs du cerveau

Si nous comprenons notre cerveau sur le modèle de l’ordinateur (ce n’est évidemment qu’une métaphore un peu simpliste... mais bien pratique pour expliquer), étant donné que nous avons tous (ou presque tous) fait l’expérience malheureuse que notre PC bloque, bug, « plante »… nous pouvons comprendre que notre cerveau aussi peut « buger ».

 

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Que notre cerveau, ce formidable « ordinateur » qui, à chaque instant, traite une masse incroyable de données, d’informations, de perceptions, pour nous amener à donner du sens à ce que nous vivons et à nous adapter à notre réalité, à nous positionner dans notre environnement, à réagir aux événements... notre cerveau, donc, peut parfois « se planter » dans le traitement d’une information. Il arrive que notre cerveau pense mal !

Ce bug du cerveau, la psychologie l’appelle scientifiquement : une distorsion cognitive.

 

Une distorsion cognitive ?

C’est une erreur de pensée, une erreur de raisonnement, de logique, qui conduit à penser faux, à penser de travers.

D’où ça vient ? Schématiquement, de « mauvaises habitudes » de pensée, de « mauvais réflexes » du cerveau qui, pour aller plus vite dans le traitement de l’information, risque d’aller trop vite… et de tomber « à côté de la plaque ».

Certaines erreurs viennent aussi de modes de pensée de l’enfance qui subsistent en nous : le cerveau a oublié de faire toutes les mises à jour de son logiciel ! Certaines applications fonctionnent encore avec la version 1.3, alors que l’ensemble du système d’exploitation est passé depuis longtemps au 4.5 !

 

Un exemple ?

Maxime croise Kevin qui ne lui dit pas bonjour. Maxime pense : « il me fait la tête ! »

Cette pensée est le fruit d’une distorsion cognitive : l’inférence arbitraire, c’est-à-dire le fait de tirer des conclusions sans preuve. Car il y a bien d’autres explications possibles du comportement de Kevin. En fait, ce jour là, Kevin était pris dans ses pensées et n’a pas dit bonjour à Maxime, qu’il apprécie pourtant beaucoup.

Le problème de cette inférence arbitraire : Maxime s’est attristé, et cette distorsion cognitive a mis comme un nuage dans leur relation.

 

 

Penser mieux pour aller mieux...

En thérapie, l’un des aspects du travail peut justement consister à comprendre et identifier les distorsions cognitives, pour s’entraîner à penser plus « juste ».

Nous en reparlerons prochainement…

 

 

Un autre billet sur la pensée, avec une autre approche, à partir de la philosophie:La sagesse d'Epictète

L'estime de soi: un livre à lire

L'estime de soi, encore et toujours...

Je reviens ici sur l'un des premiers thèmes que j'ai abordé dans ce CARNET DU PSY, tant il est important.

Mais cette fois ci, plutôt que de faire de longs discours, je vais laisser la parole à deux auteurs qui en parlent bien mieux que moi, à la fois avec sérieux et décontraction: Christophe ANDRE et François LELORD. Deux auteurs qui s'inscrivent dans la perspective que j'adopte aussi: celle des TCC.

Ils le font dans un livre un peu "ancien" (1999) maiss toujours actuel. Un livre passionnant, facile à lire, avec de nombreux exemples, des rubriques pour mieux se connaître, des conseils pour avancer... Bref, s'il n'est pas trop tard, une bonne idée de cadeau en cette période de fêtes de fin d'année.

Livre estime de soi

Bonne lecture...

Colloque TCC - TOC - TAG

Image conference tco tag

Pour faire suite au billet d'hier, sur le TOC, sachez qu'un colloque se tiendra à Besançon, le 10 février 2017, sur le thème 'TCC, TOC, TAG", c'est-à-dire sur la prise en charge en Thérapie Comportementale et Cognitive de ces troubles anxieux que sont les TOC et les TAG (Trouble Anxiété Généralisée).

 

Ci-joint le document présentant ce colloque: Affiche colloque aptccb besancon version a4 finaleaffiche-colloque-aptccb-besancon-version-a4-finale.pdf (8.74 Mo).

Journées Régionales de TCC 2017 à Dijon

Brochure jrtcc 2017

Pour la première fois, les Journées Régionales de Thérapie Comportementale et Cognitive (TCC), se tiendront à Dijon, en mai 2017.

 

Chaque année, en effet, une association régionale de TCC, en partenariat avec l'AFTCC (Association Française de Thérapie Comportementale et Cognitive), organise un congrès. Cette année, c'est l'APTCCB (Association des Praticiens en TCC de Bourgogne) qui a reçu l'honneur (et la charge!) de préparer ces "JRTCC".

 

Elles se tiendront les 18, 19 et 20 mai 2017, au Centre de rencontres internationales et de séjour, à Dijon.

 

Les thèmes principaux seront:

  • "Addictions classiques et nouvelles addictions"
  • "Nouveaux champs des TCC"

 

Pour s'informer sur le programme de ce congrès ou pour s'inscrire, cliquez ici.

TOC - Vidéo

L'un de mes premiets billets, dans ce "Carnet du psy", portait sur les TOC.

Le Trouble Obsessionnel Compulsif est un trouble anxieux qui concerne beaucoup de monde.

Alors, voilà une courte vidéo (douze minutes environ), trouvée sur YouTube, à la fois sérieuse et pleine d'humour, pour en comprendre les mécanismes: Toc - PsykoCouac #2

 

 

Contrôle parental, parents responsables

Je reviens, une fois de plus, sur cette question de la dépendance à Internet et au jeu vidéo. Pourquoi? Parce que c'est une problématique qui peut s'installer facilement (tout le monde a chez soi un ordinateur et les enfants sont de plus en plus incités, même à l'école, à recourir à l'outil informatique, à mener des recherches sur Internet, etc.) et peut avoir des conséquences importantes (décrochage scolaire, repli relationnel, conflits familiaux, etc.). Or, les précautions à prendre ne sont pas si compliquées.

Comme le préconise Serge TISSERON (cf. mon billet du 03/09/2013), les parents sont invités à articuler dialogue avec leurs enfants (ACCOMPAGNER) et limites claires et fiables (CADRER). Concernant ce deuxième point, celui du contrôle du temps passé sur Internet, des limites de durée à fixer, du contrôle de l'accès à certains sites ou logiciels, un outil efficace est sur le marché: l'application NetAddictFree.

L'ayant également expérimentée à titre personnel, je me permets de la recommander. Voilà un logiciel qui, pour un prix raisonnable (moins de 30€ pour une licence à durée illimitée), conjugue contrôle parental et limiteur de temps, avec une souplesse d'utilisation qui permet de l'appliquer aussi bien à des enfants, auxquels on souhaite poser des limites contraignantes et sécurisantes, qu'à des adolescents que l'on veut accompagner vers une utilisation plus autonome et responsable d'Internet tout en se donnant certaines garanties. Son utilisation est donc évolutive. Cette application épargne d'avoir à chronométrer soi-même le temps passé par son enfant devant l'écran, d'avoir à lui rappeler "plus que 10 minutes... plus que 5 minutes...", mais laisse une grande place au dialogue, car sa souplesse de fonctionnement amène à réfléchir avec l'enfant (et surtout avec l'ado) sur ses besoins et son utilisation d'Internet: quand? dans quels buts (loisir, travail scolaire, communication, etc.)? avec quelles applications? De sorte que cet outil, s'il allège le travail de contrôle du parent, ne le déresponsabilise aucunement. C'est plutôt un "bon allié" dans cette double mission de protéger et éduquer nos jeunes.

 

Pour des renseignements plus complets, je vous renvoie au site dédié à cette application: http://www.netaddictfree.com/FR/